Il me paraît évident, encore plus aujourd’hui que jamais, que les raisons de mon attachement extrême à Cary Grant, aussi bien qu’à James Matthew Barrie, tenaient autant à des faits d’abord inconscients qu’à la valeur intrinsèque de ces deux gentlemen d’exception.

En effet, je les ai aimés, par leur œuvre respective, bien avant de connaître leur vie. Comme si j’avais trouvé, en eux, en aveugle, la source éternelle de leur sensibilité.
Les enfants tristes sont mes petits frères, à défaut d’êtres mes enfants. Je déteste d’instinct les gâtés de la petite enfance, car je sais que la majorité d’entre eux seront des adultes sans états d’âme.
Cary et Jamie.
L’un et l’autre ont eu un rapport singulier – de manque – à leur mère. Tous deux ont également perdu un frère, ce qui causa une fêlure psychologique chez la femme auteur de leurs jours. Les coïncidences ne s’arrêtent pas là.

Cary Grant, le charme d'un parfait gentleman...